GOD is POP /// by Stéphane Guillerme

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12 Erik, Tattoo'wallah à Delhi 05/03/2013

 Dans l'ombre d'une session de studio  //  In the dark of a studio session

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L’épiphénomène du tatouage en Inde est la venue d’un peuple migrateur, généralement occidental, sur un chemin de compagnonnage. Bien que Katmandou et Goa soient plus à la croisée des chemins de migration tatouagique, d’autres places accueillent ces voyageurs. A Gokarn (Karnataka) j’ai rencontré un Irlandais, à Diu (Gujarat) j’ai rencontré un Anglais de Pushkar (si si !) et à Delhi je viens de rencontrer un Norvégien, Erik Tattoo’wallah.

Ancien tagger fou originaire d’une ville à l’ouest de la Norvège, Kristiansund, Erik, 29 ans, pose ses valises depuis 5 ans à Delhi, avant de les refaire et de migrer plus loin pour voir si il n’y a pas quelque chose à y tatouer.

Vers sa majorité il reçut son premier tattoo, ce fut le déclic. Il fallut quelques traces tégumentaires supplémentaires pour qu’il ne se saisisse de la machine à tatouer, qu’il aille en école en Thaïlande, puis qu’il trace la route d’encres : Australie, Danemark et l’Inde. Une belle amitié avec Vicky, un indien de Delhi, et le voici à s’installer dans le chaos de la capitale. Sur son chemin de compagnonnage il a Delhi dans la peau. Dans son petit studio une tribu hétéroclite de locaux et de migrants se succèdent à longueur de journée pour se faire tatouer, prendre le thé et discuter des événements de la rue. Il brasse tous types de peau, de psychologie et de genres graphiques pour nourrir son masal’art, il est installé à Delhi – Pahar ganj – Main bazar, aime cette vie de quartier et s’y sent à la maison.

Néanmoins migrateur est et migrateur sera. Il vient donc de repartir vers l’Europe, en Norvège pour y savourer le calme des forêts norvégiennes, la solitude de ses grands espaces. Mais la passion de l’encre l’en fait sortir. Il sera bientôt à Lille (nord de la France) pour y travailler quelques semaines, puis des conventions en Corée et au Japon. Et en septembre, la révolution du cycle le ramènera à Delhi – Pahar ganj – Main baza’art.

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Erik et son ami d'enfance Sivert  //  Erik and his childhood friend, Sivert

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Le stencil vient d'être appliqué, c'est parti !  //  The stencil has been transfered on the skin, let's go !

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Sivert pense à sa mère  //  Sivert is thinking about his mother

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The epiphenomenon ot the new world of tattoo in India is the migration of some, usually, western flocks of ink’holics, on their way to companionship. Although Katmandu and Goa are a bit more of a crossroads of tattoomaniacs, other places also shelter these travellers of a special kind.

In Gokarna (Karnataka) I met an Irish, in Diu (Gujerat) I met an English from Pushkar (yes yes!) and in Delhi I just met a Norvegian, Erik Tattoo’wallah.

Previously wild tagger from a small town, Kristiansund, west of Norway, Erik, 29 years old, dropped his luggages 5 years ago in Delhi, before grabbing them sometimes and make a move to somewhere else to check if elsewhere there is not someone to tattoo.

Around 18 he got his first tattoo, this was the kick. It needed just a few more tattoos on his skin before he started to handle the machine, before going in Thailand in a school, and before travelling around to get knowledge and inspiration : Australia, Denmark and India. A beautiful friendship with Vicky, a nice soul from Delhi, and here he is, settleded in the chaos of the capital. On his way to companionship, he has got Delhi in the skin. In his small studio gather an heterogeneous tribe of local guys as well as migrants, to get tattooed, to drink a tea or talk about the street echos. He handles all kind of skins, all kind of psychology and all kind of graphic types to feed his masal’art, he is settled in Delhi – Pahar ganj – Main bazar, he likes this life and feels home here.

Nevertheless, migrant is and migrant will be. So he went back on the tracks, back to Europ, back to Norway to enjoy the calm of its forests, to enjoy the solitude of wild opened spaces. But the passion of the ink brings him back to the world. He will be soon in Lille (north of France) to work for a few weeks, then he will travel to Korea and Japan for some conventions. And finally, in September, the revolution of the cycle will drag him back to Delhi – Pahar ganj – Main baza’art.

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Toujours du passage dans le studio  //  Always someone popping up in the studio

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Sivert se trouve toujours de quoi pour se distraire de la peine

Sivert always finds a way to escape the pain.

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Parfois il tombe dans les pommes  //  Sometimes he faints

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Erik, imperturbable, continue son oeuvre  //  Erik, unflinching, keep on working

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Il est temps pour moi de les quitter à ce stade du tatouage.

It is time for me to go, at this point of the work.

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Quelques jours plus tard. Il faudra attendre septembre pour le finir ...

A few days later. Sivert will have to wait until September to get it finished.

 

 



20/04/2013
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