GOD is POP /// by Stéphane Guillerme

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02 Les délices delhiites // Delhi delights 13/01/2013

Vue de la chambre apres

 

J’ai repris la chambre de février, quelque chose de « typique » (voir la vue depuis la fenêtre avant et apres). De l’autre côté de la ruelle on y ajoute actuellement deux nouveaux étages et mon espace visuel se réduit. Aujourd’hui il coulait du béton sur ce qui sera le toit ou le sol d’un nouvel étage dans l’avenir. Tous ceux qui sont allés en Inde on remarqué que des tiges de métal appartenant à la structure du bâtiment dépassent très souvent aux coins des toits : possibilité d’y rajouter un ou plusieurs étages. Les ouvriers ont donc déversé quelques tonnes de béton et l’ont tant et si bien étendu sur l’ensemble du toit que ma chambre voisine, aux fenêtres ouvertes le temps de mon excursion de la journée, en a reçu sur la fenêtre et jusqu’au sol au pied de mon lit : surprenante faculté de « lâcher-prise » !!! ça tombe bien j’ai justement trouvé à une rue d’ici une chambre sur le toit d’un hôtel avec vue totalement dégagée et terrasse, sinon j’aurai du acheter des bottes de chantier pour circuler dans ma chambre actuelle.

 

Pahar ganj jour / by day

 

Pahar Ganj nuit / by night

 

A 2 minutes de mon hôtel se trouve la rue principale du quartier de Main bazar, rue  toujours aussi engorgée d’une humanité en concentré. J’admire en quelque sorte leur incommensurable capacité à vivre dans le Bronx. D’autant plus qu’à la densité se rajoute cette vague impression de ville « en travaux », une sorte d’Eldorado pour les amoureux des choses commencées mais jamais finies. Quinze ans que j’y viens tous les ans, « la vague impression » se précise, et les quartiers populaires tel que Main Bazar ne sont pas les seuls victimes de ce chantier permanent où une articulation ne pèse guère. Je suis allé à Connaught place, cœur de la ville à l’architecture d’inspiration britannique, vitrines delhiites des grandes marques, et des établissements centenaires de la ville : des troues, des bosses, des gravats, des canalisations en attente de canaliser, des poubelles, des structures métalliques datant de la reine Victoria, tout un fatras d’une ville « en travaux ». Amis indiens, ne prenez pas la mouche, moi ça me va, ça change de la rigueur occidentale, des gazons parfaits, des chaussées parfaites, des voitures trop propres, des vêtements sans tâche même chez les pauvres, des névrosés de la réglementation, des pathologies du « d’aplomb et d’équerre », des chants d’oiseaux à l’unisson (ont-ils appris à chanter en caserne?).

 

Connaught place

 

 

Connaught place

 

Connaught place

 

Connaught place

 

Connaught place

 

A l’Imperial cinéma, ils ont passé le lendemain du film porn-gore (voir le premier sujet de ce carnet de voyage), une autre histoire dans la même veine avec une dimension supplémentaire : « Bandit Queen » ou l’histoire de Phoolan Devi. C’est comme si tu injectais au premier film « porn-gore sur fond de viol collectif » l’énergie de John Wayne dans « La charge heroique ». Phoolan Devi est mariee jeune fille puis se fit violer et agressee toute sa vie. Elle prit les armes pour se venger de quelques personnes, prit le maquis et la tete d` un groupe de dacoïts (brigands). Arrêtée par la police elle fut mise en prison, violee etc … et lorsqu’elle en sortit finit parlementaire. Puis en 2001 elle fut victime d’un meurtre de la part d`un homme voulant venger les meutres de 22 personnes de haute-caste et dont elle aurait été l`instigatrice.

Ce premier film puis le second le lendemain : ce qui est construit un jour est déconstruit le lendemain … toujours « en travaux » !

 

Affiche du film "Bandit Queen" poster

 

 

 

 

I took the same hotel room than last february, something a little trash (see the view before from this link and after, up the page, doesn’t show the room though). On the other side of the tiny street they are adding these days two new floors to my neighbouring building, and my view is getting obstructed. Today the workers were pouring some concrete on the structure of what will be the roof or the floor of the other storeys in the future. Everyone who spent some time in India noticed these metallic rods sticking out of the corners of the roofs, belonging to the structure of the buildings : that’s the possibility to build one or more storeys whenever the need strikes.

So the workers poured and spreaded the concrete so well and with such an energy that some concrete ended up on my opened window, and also on the floor of my room, while I was roaming around the city somewhere : amazing ability of the « LACHER-PRISE » !!! It comes just at the moment when I found a new room on the roof of an hotel with opened view and a terrasse : good, otherwise I should have bought some security boots to walk around the actual room.

 

Two minutes away from my hotel stretches the main road of the area of Main Bazar, street still so over-crowded. I admire somehow their endless capacity to live in the Bronx (french expression meaning « the big mess »). Over the top of the density, add this feeling of a city in constant « Work on progress », a kind of El Dorado for those who love things that started but never ended. Fifteen years now that I yearly come in India, and I noticed that the popular area are not the only target of the « Work in progress » where articulations of the body don’t worth much, I just went a few times yet to Connaught place, heart of the city, looking a bit « British raj », delhiite shop front of the big brands and also of the century old local indian establishments : holes, bumps, rubbles, pipes waiting to chanel something, trashes, rubbishes, victorian old metallic structures rustying in the open sky, all the mess of a city « Work in progress ». My indian friends, don’t get it wrong, for me it’s ok, it gives me a change from the righteousness of a perfect lawn, of a perfect looking streets, perfect looking houses, cars too clean, stainless clothes even of the poors, of the nevrosis from the constant rules to follow, of the pathologies of the straight minds, of the unison of the birds’singings (do they learn to sing in an army base?)

 

At the Imperial cinema the day after they showed the « porn-gore » movie (see first topic of this travel diary) they showed an other story in the same spirit : « Bandit Queen » or the history of Phoolan devi. It’s just like if you were injecting to this « porn-gore gang-raping movie » the energy of a John Wayne in « She wore a yellow ribbon ». Phoolan Devi is a young girl when she got gang-raped by a bunch of idiots. At first, right after she joined a gang of dacoïts (thieves) with the aim to accomplish her revenge. That’s what she did, then she got caught by the police, put in jail, and finally when she got out of jail she became later minister. Then in 2001 she got murdered by a guy who wanted to get revenge for the crime of 22 upper-caste men who got supposedly killed by Phoolan Devi`s dacoits.

This first film then the second the day right after : what is built one day is de-built the day after … always « Work on progress » !

 

 

 

BONUS

 

Adolf Hitler "Mein Kampf"  - You can win BIG (Vous pouvez gagner GROS)

 

Les vendeurs de livres proposent un large choix d`ouvrages dont "Mein Kampf".

 

The street sellers of books often have "Mein Kampf" on sale.

 



13/01/2013
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